Le désert d’Atacama traverse tout le Nord du Chili, d’Arica à l’extrémité septentrionale jusqu’à Copiapó que l’on peut considérer comme la ville la plus australe de ce désert. Le Nord du Chili est une région aride qui possède une géographie remarquable.

La cordillère longe le littoral et l’on retrouve donc à la fois les caractéristiques du désert d’altitude et celles du désert chaud côtier. La vaste dépression qu’a subie la région impliqua la formation de salines par évaporation des eaux souterraines, puis lorsqu’on s’approche de la cordillère des Andes, un haut plateau (l’Altiplano) s’étend à partir de 3.500 mètres d’altitude.

Dans ces paysages minéraux déconcertants par leur majesté et leur beauté grandiose, très peu de végétation subsiste. Au-delà de leur beauté ineffable, les montagnes et les salars abondent en richesses minières, notamment en cuivre et en lithium qui assurent au pays la place de premier producteur mondial. Le désert d’Atacama est le désert le plus aride et le plus élevé de la planète et ces conditions atmosphériques si particulières en font un endroit de prédilection pour  l’observation astronomique à l’échelle internationale.

A l’extrême nord du Chili, l’incontournable Arica. La capitale de la XVe Région que l’on surnomme « ville de l’éternel printemps » bénéficie d’un climat privilégié au bord de l’océan qui permet de profiter de ses belles plages tout au long de l’année.

A l’époque de la colonisation espagnole, Arica était l’un des ports principaux par lesquels transitait l’argent extrait des mines de Potosí. D’un point de vue architectural, la ville est surprenante. Ne pas manquer à ce sujet la cathédrale et l’ancien bâtiment des douanes dessinés et construits par les ateliers de Gustave Eiffel.

A 12 km d’Arica, le musée archéologique San Miguel de Azapa, présente des collections  retraçant l’histoire et la culture des peuples tiwanaku, inca et chinchorro. De ce dernier peuple de pêcheurs qui vivait sur la côte il y a environ 7.000 ans, le musée présente quelques momies dans un état de conservation impressionnant.

À 145 km d’Arica, Putre est établi à 3.561 m d’altitude. Ce village où l’on décèle encore les vestiges de l’architecture coloniale (portes en pierre, grilles en fer forgé) du XVIe siècle est situé au pied des volcans Taapaca et Ancoma. Ces 1.200 habitants vivent du tourisme et de l´agriculture, on peut d’ailleurs observer tout autour du village des champs en terrasse, ce procédé de culture est typique des régions andines. En octobre, une foire régionale andine permet de découvrir l’artisanat et le folklore de la région. En somme, Putre est l’étape idéale pour s’acclimater et s’adapter à l’altitude avant d’entreprendre le parc National Lauca.

Celui-ci est situé à 46 km de Putre en empruntant la route 11. Il s’étend sur près de 137.883 hectares dans paysage de Puna dominé par quatre volcans enneigés culminant à plus de 6.000 m.

Une grande partie de la faune riche est variée du parc est facilement observable. Parmi ces animaux on retrouve entre autres des lamas, des guanacos, des condors, des renards, des alpacas, des flamants, des vigognes, des pumas, des nandous. A ne pas manquer dans le parc, le magnifique lac Chungará établi à 4.517 m, et le village aymara de Parinacota, situé sur une lagune où viennent s’abreuver les nobreux animaux des environs.